Home Assistant : le pilier de ma maison connectée
Le cerveau de ma maison. Lumières, volets, piscine, conso électrique et même mes serveurs : tout passe par Home Assistant, et il tourne chez moi.
Après Portainer, voilà l’autre pilier de la maison. Home Assistant, c’est le truc par lequel tout passe chez moi : les lumières, les volets, la piscine, et même l’état de mes serveurs. Et je peux pas vous parler de domotique sans commencer par lui.
Home Assistant, c’est quoi
C’est le cerveau de la maison. Un logiciel libre que tu fais tourner chez toi, sur ta machine, qui va parler à tous tes appareils connectés quelle que soit leur marque et leur techno, et te donner un seul endroit pour tout voir et tout piloter. Pas de cloud obligatoire, pas d’abonnement, pas de service qui ferme dans deux ans en emportant tes ampoules avec lui.
Tu branches ta box, ton imprimante, tes prises, tes capteurs, ta voiture, et tout ça se retrouve au même endroit. Après, tu fais ce que tu veux avec : des tableaux de bord, des automatisations, des notifications.
Le pilier, parce que tout passe par là
J’ai des Alexa à la maison (oui, je préférerais ne pas en avoir, mais compliqué d’avoir mieux pour le moment). Elles communiquent avec Home Assistant. Et c’est là qu’est toute l’astuce : je mets pas mes appareils sur Alexa, je mets Home Assistant sur Alexa. Une seule intégration, et tout ce que connaît Home Assistant devient pilotable à la voix. Le jour où je change d’assistant vocal, je change une brique, pas cinquante appareils.
Pareil pour le reste. Je dois contrôler l’état d’un appareil, faire une action, ou même surveiller un de mes serveurs du home lab, c’est Home Assistant qui gère. Il est au centre, et tout le reste se branche dessus.
Grosso modo, mon install
J’ai des relais de différentes marques, du wifi et du Zigbee (si ça vous parle pas, j’y reviendrai dans un billet dédié). Je vais pas vous détailler tout ce que j’ai, sinon l’article fera 200 pages lol, je garde pour la suite. Mais un petit exemple : je contrôle toutes mes lumières, mes volets, les températures. Et même ma piscine (je vis à la campagne, ça donne certains avantages 🙂 ).

On peut aussi gérer sa consommation électrique. Avec des appareils dédiés, ou sans : on peut remonter les infos Enedis directement (je vous en parlerai aussi, même si finalement je m’en sers plus, j’ai la donnée en direct).

La domotique ne s’arrête pas au physique
C’est là que je voulais en venir. Une ampoule connectée ou un volet, c’est vrai que c’est assez facile à imaginer. Mais tout ce qui est virtuel rentre dedans aussi.
L’état d’un serveur Minecraft. Ta télé connectée. Plex, Jellyfin. Ton imprimante. L’état de ton PC, ou de ton home lab. Tous les services que renvoie internet. Moi je reçois un mail, et ça déclenche une action ailleurs dans la maison.
Le plus simple, c’est d’installer et de regarder ce qu’il trouve tout seul sur votre réseau. Vous serez étonnés de découvrir la quantité de choses connectables que vous avez déjà, sans même le savoir. Il les trouve pour vous.
Pourquoi Home Assistant et pas autre chose
Parce qu’il est simple, convivial et facile à prendre en main. Et parce qu’il y a des milliers d’intégrations. Une intégration, c’est le module pour brancher un truc : ta Freebox, ton imprimante, un réseau Zigbee, ta voiture. Il fait toute la logique pour chaque appareil, tu as juste à remplir deux champs.
Rien que dans les intégrations officielles, on trouve son bonheur. Ensuite tu rajoutes les modules communautaires (je vous parlerai de HACS plus tard) et là, tu vois un truc qui existe, tu peux être sûr qu’un mec l’a branché mdr.
Et tu rajoutes encore ce qu’ils appellent les apps : en gros des conteneurs Docker préconfigurés pour Home Assistant, qui ont eux aussi leurs propres modules communautaires. À ce stade, ton Home Assistant peut à peu près tout faire.
Comment l’installer : pas en Docker
Alors même si tu peux le faire tourner en conteneur, je le déconseille. Pourquoi ? Parce que Home Assistant, c’est pas juste une appli, c’est un ensemble d’outils. Et ils proposent Home Assistant OS, qui s’installe facilement sur une machine monocarte (64 bits uniquement depuis peu), une VM, ou un vieux laptop ou PC qui traîne.
Une mini machine N100 serait parfaite. Un gros PC bien puissant juste pour Home Assistant, c’est peut-être un peu trop, mais ça serait super : ça consomme tellement peu que tu peux mutualiser (le mien, je l’ai gardé pour Jellyfin). Chez moi, c’est Home Assistant OS sur un Raspberry Pi 4.
L’intérêt de l’OS, c’est justement de proposer ces fameuses apps (on disait add-ons il y a encore quelques mois) qui permettent de centraliser tous les outils liés à la domotique sur la machine Home Assistant : un serveur MQTT, la passerelle Zigbee, ce genre de choses. J’y reviendrai aussi.
Pour l’installer, c’est Raspberry Pi Imager, tu choisis Home Assistant OS, et c’est parti.
Et oui, je déroge à ma règle du tout-Portainer. Mais ici c’est particulier, ça se justifie (le seul autre qui déroge, c’est mon NAS lol).
Essayez, même juste pour voir
Je vous conseille fortement d’essayer, même dans une VM VirtualBox, rien que pour découvrir ce qui est connectable chez vous. Et je sais qu’il y en a forcément.
Après, vous aurez envie d’avoir des lumières, des interrupteurs et tout le reste (promis, vous aurez un billet dédié aux relais). Et ça, ça va vous changer la vie.
Image d’en-tête générée par IA.
SmeagolWorms4
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